Citroën affine

Dernière équipe à rouler cette semaine, Citroën a passé deux jours dans les Alpes-Maritimes. Sur une base utilisée régulièrement par les équipes, c’est Stéphane Lefebvre qui était à bord de la C3 WRC vendredi. La Citroën n’a toujours pas de pare-choc arrière. D’autres priorités n’ont pas permis à l’équipe de réparer suite à la sortie de Meeke lors des essais de décembre. Tant de journées à rouler sans cet élément, on se demande quel effet peut réellement avoir les nouveaux diffuseurs arrières ! Le lendemain c’est Kris Meeke qui prend le relais. Cette spéciale est connue pour être humide dans une vallée froide. Mais le goudron étant particulièrement sec pour la saison, il a été aspergé sur une bonne première portion pour trouver les conditions cherchées en ce samedi matin. Kris Meeke a pu enchainer les runs toute la matinée, les passages sont très propres, toujours au même endroit avec la même vitesse, un vrai métronome. Cette C3 semble très stable; en sortie des virages lents, elle s’arrache, elle dégage une grosse impression de puissance. Elle semble très aboutie. L’équipe profite de la pause déjeuner pour travailler sur la transmission avec une pause plus longue, mais les passages ne tardent pas à s’enchainer. Dans le rapide, la C3 avale les courbes sans vraie difficulté, les appuis sont solides. La puissance laisse parfois dériver un peu l’auto en sortie de serré, mais tout semble bien maitrisé. En fin de journée, le britanique effectuera des tests pneus en comparant ses temps dans différentes combinaisons croisées, thermos, clous, super softs. La monte en clous permet de voir de beaux travers en sortie de virages lents, mais rien de limite, l’auto peut même paraitre facile tellement elle semble être pilotée avec maitrise.

Cette C3 laisse clairement les meilleures impressions du bord de la route. Et l’équipe Citroën semble être définitivement prête pour ce premier rallye de la saison. Un sentiment que l’on ne partage pas forcément quand on regarde les autres équipes travailler et rencontrer des difficultés à répétition. Le team Citroën semble vraiment avoir réglé les derniers détails avant de se lancer dans cette nouvelle saison. Du bord de la route, cette C3 semble être la plus aboutie, reste à voir ce que le chrono dira.

Stéphane Lefebvre :  « On peut trouver des solutions avec les ingénieurs, pour adapter l’auto à notre style de pilotage, mais quand on a pris l’habitude de rouler avec une 4×4 permanente comme l’était la DS3 WRC, ce n’est pas facile de changer ses automatismes. C’était toutefois de mieux en mieux au fil des kilomètres parcourus. Avec le différentiel central, on a davantage de train avant, on doit adopter un pilotage plus coulé, moins brusquer l’auto, car justement elle se libère plus en entrée, et l’on peut ainsi reprendre les gaz plus tôt. De ce que l’on a pu constater en essais, on n’a pas beaucoup plus usé les pneus avec la C3 WRC qu’avec  la DS3. On use toujours plus les gommes en tests qu’en course, donc pour l’instant, nous ne sommes pas plus inquiets que cela. »

Kris Meeke : « Les ingénieurs peuvent contrôler par programmation le différentiel central pour aider la voiture dans les virages. J’ai du m’adapter à ça et j’ai appris tout le long de l’année de développement de la voiture. J’ai confiance en l’équipe mais il y a toujours cette incertitude de savoir où on se positionne. »

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