En cette veille de début de reconnaissances du Monté-Carlo, c’était la dernière journée pour effectuer des essais avant le rallye. M-Sport proposait à François Delecour, Ott Tanak et Julien Maurin de se préparer dans les alpes-maritimes. Ils ont été les seuls à rouler dans ce département où 5 spéciales du rallye se dérouleront. De part et d’autre de l’assistance posée dans les montagnes, une spéciale disponible. Chacune des 2 Fiestas pouvait donc rouler dans le même temps sur sa spéciale dédiée. Les autos de course de Delecour et Tanak était utilisait.
Ott Tanak a enchainé les runs sur la spéciale avec plus de dénivelé, une épingle et un asphalte humide. 2/3 passages par run, puis une courte pause à l’assistance avant de repartir. L’Estonien a roulé avec un rythme soutenu, les passages sont rapides, précis, le pilotage a l’air efficace. L’après midi, il doit laisser le volant de son auto à Julien Maurin qui attend la sienne. Avant de passer la main, Tanak veut rouler sur l’autre spéciale. C’est dans le second passage que l’Estonien est parti à la faute, l’équipage est ok, mais la Fiesta a tapé fort à l’avant. L’avant de l’auto est bloqué sous une barrière de sécurité, l’équipe a beaucoup de mal à la dégager. La Fiesta a été durement touchée, elle est bâchée dès son arrivée à l’assistance. Les mécanos s’affairent sous la bâche. Julien Maurin est arrivé quelques instants plus tôt, il a compris qu’il ne pourrait pas rouler aujourd’hui. L’équipage français ne pourra donc pas essayé la Fiesta WRC avant le rallye et la découvrira au shakedown. Pour Tanak, la situation est difficile, il s’agit de l’auto qu’il doit utiliser pour le rallye et il se pourrait que la réparation soit difficile, le chassis est complétement vrillé. Rien de sur, la suite des travaux sera effectué au parc à Valence. Ott Tanak, souvent peu loquace, s’était confié en début de matinée en confirmant son engagement pour toute la saison avec sa Fiesta noire s’est refermé comme huitre en refusant tout commentaire.
François Delecour de son côté a pris le temps de faire connaissance avec la Fiesta WRC en se concentrant sur la deuxième spéciale toute en enfilade à fleur de montagne. Dès le premier tour, il est bluffé par les performances de l’auto. Entouré de sa famille, de ses proches, chacun y va de son conseil mais il essaie de suivre son idée et roule pour prendre la mesure de la Fiesta WRC, pour acquérir des réflexes. Il attaque fort sur la spéciale, à chaque arrêt, il est en sueur, il semble y mettre beaucoup de physique, c’est spectaculaire, la Fiesta est souvent en travers. Souvent en sortie de courbe, l’auto est en dérive, le train arrière bouge beaucoup mais pas sur que tout ça soit très efficace au chrono. La Fiesta s’est immobilisée parfois un long moment à l’assistance alors que les réglages ne sont pas modifiés, Delecour demande seulement à changer les pneus. Il se concentre sur l’apprentissage de l’auto.
Les pilotes n’ont pas pu testé l’ensemble des pneus proposés par Michelin car seul les pneus tendres étaient disponibles. Le sol était sec avec des températures fraiches mais toujours positives. Les conditions typiques du Monté-Carlo 2012 ?