Loeb toujours pilote Citroën en 2012 et 2013

WiF l’avait annoncé en avant-première, l’info a été officialisée dans l’après-midi : Loeb reste finalement chez Citroën. Après une longue hésitation, le français a choisi de rester avec la marque qui l’a accompagnée tout au long de sa carrière. Il a failli répondre positivement à l’offre VW de son ami Carlos Sainz, mais une année 2012 à passer en tests non-stop était de trop. Il s’est finalement rendu compte qu’il ne pouvait pas arrêter le rallye tout de suite et a ainsi repoussé une offre en DTM, certainement celle de BMW. Loeb prolonge donc de 2 ans sa collaboration avec la marque aux chevrons avec une possibilité de sortie (seulement pour la retraite) en fin d’année prochaine.

La nouvelle réglementation qui permettra de ne plus avoir à balayer et l’arrivée de la concurrence sont les éléments qui l’ont fait rester en WRC. Il le réaffirme : quand l’équipe favorise Ogier en le laissant balayer, ça l’agace ! La proposition de VW était pleine de millions et en tant que pilote numéro 1. Comment le septuple champion du monde s’est-il servit de cette proposition dans la négo avec Citroën ? On remarquera que dans le communiqué, ce n’est pas Quesnel qui prend la parole mais Banzet, directeur général de Citroën. L’alsacien aurait négocié directement avec la direction de PSA. Si Quesnel n’a rien fait pour retenir Loeb, ce n’était pas le cas de la direction qui voulait absolument le garder. Sébastien Loeb est très lié à la marque et est une composante majeure du renouveau de Citroën. Il était impossible pour les boss de PSA de voir partir Loeb chez un groupe concurrent. Qu’a pu négocier l’alsacien avec la direction de PSA ? Quesnel sera-t-il toujours là l’année prochaine ? Ogier devra-t-il se plier à des consignes si besoin ? Loeb affirme qu’il aura une équipe qui le soutient contrairement à ce qu’il a ressenti cette année. Quand, il cite les hommes qui ont fait penché sa décision vers Citroën, il parle de tout le monde sauf Quesnel. Loeb sera certainement assailli de questions lors du rallye d’Allemagne ce week-end. Une chance pour ses adversaires d’arriver à le battre sur son terrain de prédilection alors qu’il sera déconcentré ?

Qui chez VW à la place de Loeb ? Comme il n’y a pas de baquet libre chez Citroën, on imagine que Petter Solberg sera le pilote d’expérience que recherche VW. A moins que Marcus Gronholm ne (re)sorte de sa retraite. Ogier qui est en contrat avec Citroën également jusqu’en fin 2013 devra batailler dur pour arriver à s’imposer. 10 titres pour Loeb ?! C’est mathématiquement possible !

Sébastien Loeb : C’est clair que je me suis longuement posé la question, arrêter, continuer, changer de discipline… Je suis passé, il faut bien l’avouer, par tous les stades, avec quand même un penchant pour une nouvelle discipline… Mais entre le dire et le faire, ce n’est pas la même chose. Ce n’est pas facile de dire stop, de se dire que le rallye, et bien, maintenant c’est fini…

J’ai été pas mal énervé cette année par la façon de gérer les courses, en mettant systématiquement Ogier derrière moi pour que je lui balaie la route. J’ai toujours eu l’habitude d’avoir une équipe derrière moi, qui me soutenait et j’avoue à un moment donné que j’ai commencé à douter. Ce que je souhaite, c’est avoir une équipe qui me soutienne, avec laquelle je suis heureux de partager les victoires.

J’ai eu une proposition de VW, qui je dois l’avouer a retenu toute mon attention. Je pense que c’est cette proposition qui  m’a convaincu de rester en Rallye. J’ai été en contact avec Carlos Sainz, avec qui j’ai gardé de très bonnes relations et le challenge ne me laissait pas indifférent : développer une nouvelle voiture, essayer de remporter un titre avec un nouveau constructeur…
Les moyens de VW sont très importants. Supérieurs à ceux de Citroën, c’est clair. Mais comme pour eux les essais ne sont pas limités, j’aurais fait des essais au moins sur tous les terrains du WRC de l’année prochaine, sans avoir le plaisir de la compétition et sans avoir non plus la certitude de disposer d’une voiture au niveau le jour J. Au final, mon emploi du temps n’aurait pas été très différent non plus.

Mes relations avec l’équipe, avec la direction du groupe PSA, les ingés, les mécanos ont toujours été excellentes et je n’ai pas eu envie de tout gâcher.

C’est sûr que j’étais bien tenté par le DTM. Cette discipline me plait. Les voitures sont, non seulement magnifiques, mais performantes. Et puis relever un nouveau défi me séduisait pas mal. Mais on verra ça après !

Decision Loeb 2012 2013

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